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ALL-SAFE/Ectopic Pregnancy/fr

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données sur les connaissances médicales
Une partie deSÉCURITÉ TOTALE

Bienvenue dans le module sur la grossesse extra-utérine. Ce module ALL-SAFE permettra aux chirurgiens d'acquérir confiance et compétence dans la prise en charge laparoscopique de la grossesse extra-utérine.

Pourquoi une grossesse extra-utérine ?

Notre étude a débuté par l'analyse du traitement laparoscopique de la grossesse extra-utérine dans un contexte de ressources limitées. Nous avons constaté que les disparités dans la prise en charge des pathologies chirurgicalement traitables sont particulièrement marquées par le traitement et l'évolution clinique de la grossesse extra-utérine à travers le monde.

La grossesse extra-utérine survient dans 1 à 2 % des grossesses à l'échelle mondiale et constitue la principale cause de mortalité maternelle au cours du premier trimestre. Sa prévalence est plus élevée en Afrique subsaharienne, où elle atteint 2 à 4 %, avec un taux de mortalité maternelle de 1 à 2 %, soit dix fois supérieur à celui des pays à revenu élevé. [ 1 ] La grossesse extra-utérine contribue de manière significative à la morbidité et à la mortalité obstétricales en Afrique subsaharienne, qui présentent les taux les plus élevés au monde. [ 2 ]

Dans les pays à revenu élevé, les patientes stables sans rupture sont traitées par salpingectomie ou salpingostomie laparoscopique ou par administration de méthotrexate. [ 3 ] [ 4 ] [ 5 ] [ 6 ] Cependant, en Afrique subsaharienne, les patientes, quel que soit leur état hémodynamique, sont opérées par laparotomie, une procédure associée à une morbidité importante, ce qui met en évidence l'inégalité de traitement.

La prise en charge laparoscopique de la grossesse extra-utérine présente des avantages significatifs en termes de durée opératoire, de pertes sanguines périopératoires, de durée d'hospitalisation et de temps de convalescence par rapport à la chirurgie ouverte. [ 4 ] [ 7 ] Le manque de formateurs, de matériel de formation et de simulateurs – et non le coût ou le manque d'équipement – ​​constitue le principal obstacle à la mise en œuvre de la laparoscopie. [ 8 ]

Compte tenu du potentiel de réduction de la morbidité et de la mortalité chez les femmes, essentielles à la prospérité et au dynamisme des nations, nous avons choisi de développer un module de formation au traitement laparoscopique de la grossesse extra-utérine. Avec ALL-SAFE, notre objectif est de permettre aux apprenants d'acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour prendre en charge l'ensemble des aspects des soins aux patientes lors du traitement laparoscopique de la grossesse extra-utérine.

les références

  1. Goyaux N, Leke R, Keita N, Thonneau P. Grossesse extra-utérine dans les pays africains en développement. Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica. 2003;82(4):305-312. doi:10.1034/j.1600-0412.2003.00175.x
  2. Onibokun O, Boatin A, Diouf K. Le rôle de la chirurgie gynécologique mini-invasive en Afrique subsaharienne. Curr Obstet Gynecol Rep. 2016;5(4):333-340. doi:10.1007/s13669-016-0184-9
  3. Bulletin de pratique n° 191 de l'ACOG : Grossesse extra-utérine tubaire. Obstetrics & Gynecology. 2018 ; 131(2) : e65. doi : 10.1097/AOG.0000000000002464
  4. Aller à :4.0 4.1 Hajenius PJ, Mol F, Mol BWJ, Bossuyt PM, Ankum WM, Veen FV et al. Interventions pour la grossesse extra-utérine tubaire. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2007;(1). doi:10.1002/14651858.CD000324.pub2
  5. Barnhart KT. Grossesse extra-utérine. New England Journal of Medicine. 2009;361(4):379-387. doi:10.1056/NEJMcp0810384
  6. D'Hooghe T, Tomassetti C. Chirurgie de la grossesse extra-utérine : faire le bon choix. The Lancet. 2014 ;383(9927) :1444-1445. doi :10.1016/S0140-6736(14)60129-X
  7. Saleh AM, Mahjoub MM, El-Kurdy AM. Laparoscopie versus laparotomie prise en charge de la grossesse tubaire. Saudi Med J. 2001;22(9):771-775.
  8. Robertson F, Mutabazi Z, Kyamanywa P, et al. La laparoscopie au Rwanda : une évaluation nationale de l’utilisation, des demandes et des défis perçus. World J Surg. 2019 ;43(2) :339-345. doi :10.1007/s00268-018-4797-1.
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