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Plastics recovery manual/Chapter 3: Collection/fr

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Sources de déchets : où les collecter ?

Selon la dispersion géographique, le degré de contamination et l’hétérogénéité, il est possible de distinguer quatre types de déchets plastiques : les déchets industriels, les déchets commerciaux, les déchets agricoles et les déchets municipaux.

Déchets industriels

« Identifiés, non mélangés, non pollués ». On appelle « déchets industriels » les déchets produits par les entreprises de transformation des matières plastiques, mais aussi les résidus issus de l'utilisation de ces plastiques dans l'industrie de l'emballage, la construction, etc. Ces déchets ne sont pas encore intégrés au cycle de consommation. Les entreprises de transformation des matières plastiques génèrent des déchets plastiques internes qui peuvent être :

  • Les purges, généralement sous forme de gros blocs de plusieurs kilos, résultent de la vidange des appareils d'injection ou d'extrusion. Elles peuvent survenir pour diverses raisons : arrêts, maintenance, changements de moules ou de matrices, changement de coloration des plastiques. Ces plastiques ne sont pas toujours de qualité supérieure. Ils peuvent notamment contenir une forte proportion de lubrifiants.
  • Injection de carottes et de raisins : c'est le matériau qui remplit les canaux d'injection (voir chapitre 5). Ils sont récupérés lors du démoulage des pièces injectées. Leur poids est, au maximum, de quelques dizaines de grammes.
  • Pièces présentant des défauts qui ne peuvent donc pas être vendues.

La combinaison de ces résidus peut représenter 10% de la production.

Fichier : Manuel de récupération des plastiques 3 image 1.jpg
Injection de carotte dans un moule
Fichier : Manuel de récupération des plastiques 3 image 2.jpg
Raisins dans un moule avec quatre empreintes

Les grandes entreprises de transformation disposent généralement de leur propre filière de recyclage (recyclage primaire). Celles qui ne peuvent se le permettre préfèrent externaliser cette activité en la cédant ou en la vendant à des ateliers capables de les recycler. Elles sont généralement intéressées par le rachat des plastiques ainsi recyclés.

Remarque : Les blocs purgés sont très difficiles à séparer. Ils nécessitent une découpe préalable, une opération que peu d'entreprises prennent la peine de réaliser. Il peut donc être intéressant de les obtenir à bas prix et de les recycler. Les entreprises de transformation ne sont pas les seules à produire des déchets industriels. D'autres entreprises utilisent également des plastiques. Leurs activités peuvent générer de grandes quantités de déchets. Prenons l'exemple des fabricants de châssis de fenêtres. Ils achètent des profilés en PVC extrudé aux entreprises de transformation. Ils les découpent ensuite aux dimensions requises pour fabriquer le châssis. Ils génèrent ainsi des déchets propres et bien identifiés, faciles à collecter et à recycler. Les secteurs de l'emballage et du conditionnement sont également de bonnes sources de déchets. Les déchets industriels sont une source de plastique souvent oubliée. Ils offrent pourtant de nombreux avantages :

  • Gisements déjà identifiés ;
  • Approvisionnement réglementé;
  • Déchets propres et non mélangés ;
  • Collecte intégrée à l'entreprise ;
  • Points de collecte géographiquement bien définis ;

Déchets commerciaux

Les déchets commerciaux « identifiés et mélangés » sont des déchets provenant d'ateliers et de commerces. Après un inventaire de ces établissements, il est possible d'identifier les types de déchets plastiques qu'ils génèrent. Un système de collecte peut alors être mis en place au sein de ces établissements.

Il existe deux types de déchets commerciaux :

Déchets; mixtes/peu encrassésDéchets mélangés/encrassés
grands magasins (emballages), entreprises (tuyaux, films, ...), plomberie (tuyaux PVC) ...hôtels (contenants, ...), restaurants, bars (flacons, bouteilles, ...), stations-service, garages (fûts), coiffeurs (bouteilles), hôpitaux, pharmacies, ...
Avantages : approvisionnement régulier, points de collecte établis, tri facile, lavage légerAvantages : approvisionnement régulier, points de collecte établis, tri facile

Tableau 3.1 : Types de déchets commerciaux

Déchets agricoles

Les activités agricoles et forestières consomment également du plastique pour la construction (tuyaux d'irrigation, piquets, bâches, etc.) ou pour l'emballage (bidons, sacs d'alimentation, films plastiques, etc.). Les gisements sont souvent plus éloignés, mais cette source ne doit pas être négligée. Avec une bonne sensibilisation, les agriculteurs peuvent stocker leurs déchets plastiques. Nous pouvons ensuite les collecter une à deux fois par an.

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Couvertures en PVC pour le stockage de l'eau

Déchets municipaux

Les déchets plastiques « non identifiés, mélangés, souillés » issus des déchets municipaux constituent généralement le gisement le plus important. Ce gisement est directement lié à la consommation de la population cible, pour deux raisons :

  • Un habitant peut générer jusqu'à 1 kg de déchets par jour si ses moyens sont élevés, mais cette valeur est moindre pour une personne aux moyens limités (moins de 0,5 kg par jour) ;
  • De plus, selon le niveau de vie, la teneur en plastique des déchets représente 3 à 8 % (en poids). Par ailleurs, la quantité de déchets plastiques générée par personne et par an peut varier entre 5 et 25 kg. Ces déchets sont généralement hétérogènes, dispersés et très encrassés. Ils se composent principalement de films d'emballage, de sacs, de bouteilles, etc.

Leur approvisionnement est cependant régulier. Nous pouvons récupérer les plastiques des déchets municipaux :

  • directement du consommateur (le moins encrassé)
  • des rues et des parcs (très encrassés)
  • des centres de tri (très encrassés)
  • provenant de décharges (très encrassées)
300px-Plastics_recovery_manual_3_image_4.jpg
Collecte des déchets dans les rues (Yaoundé)

Les centres de tri sont généralement des micro-entreprises ou des petites entreprises qui collectent les déchets ménagers pour les transformer en compost. Ils effectuent souvent un tri sommaire de ces déchets afin d'en extraire les métaux et les plastiques. Si les métaux sont parfois récupérés, les plastiques sont souvent regroupés. Ils peuvent représenter des gisements importants.

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Tri manuel des matières non organiques dans une installation de compostage (Brésil)

En plus de l'approvisionnement régulier, il ne faut pas négliger les déchets générés par certains événements tels que les fêtes locales, les vide-greniers, les manifestations, ... au cours desquels des déchets plastiques souillés relativement bien identifiés sont jetés.

Évaluation d'un gisement

L'objectif d'une évaluation de gisement est de déterminer le potentiel de déchets plastiques disponibles pour un projet : localisation, quantité, qualité, renouvellement, etc. Le résultat de l'évaluation est une étape indispensable à la sélection et à la conception d'un système de recyclage. Il permet de connaître la quantité de déchets pouvant être traitée, les types de plastiques à recycler, le système de collecte à mettre en place, le choix des machines, l'investissement nécessaire, la quantité de main-d'œuvre requise, etc.

Campagne d'évaluation des dépôtsChoix d'approche
  • Quantité de plastiques disponibles ;
  • Principales sources de déchets ;
  • Types de plastiques (PE, PP, PVC, ...) ;
  • Renouvellement de la quantité de déchets générés ;
  • ...
  • Types et quantités de plastiques à recycler ;
  • Choix d'un système de collecte ;
  • Espace nécessaire pour le lavage, le séchage, le traitement, ...
  • Capacité du broyeur et autres investissements en machines ;
  • Types de produits finis; ...

Tableau 3.1 : Spécificités de l’évaluation d’un dépôt pour le choix d’une approche de recyclage.

Les paragraphes suivants décrivent l'approche générale d'une campagne détaillée, en tenant compte de toutes les sources d'approvisionnement possibles. Lorsque les grandes lignes d'un projet sont déjà définies, il n'est pas nécessaire de prendre en compte toutes ces étapes. Nous laissons au lecteur le choix de se référer à des tiers concernant son projet.

Choisir une zone de prospection

Avant tout, il est important de choisir judicieusement le lieu géographique de collecte des plastiques. Il est évident qu'un projet n'est pas un autre. Certaines contraintes peuvent directement définir la zone de collecte. De même, les objectifs à atteindre seront déterminants. De plus, pour un projet de recyclage des plastiques dont l'objectif est de coopérer avec un plan de gestion des déchets d'un quartier ou d'un village, il est essentiel de garantir une large couverture des déchets générés dans cette zone. À l'inverse, si l'objectif est de fabriquer des objets en plastique recyclé de qualité, le porteur du projet choisira des zones fortement industrialisées ou à revenus élevés, où la quantité et la qualité des déchets plastiques sont généralement plus élevées. Cependant, certains critères doivent déterminer le choix d'une zone :

  1. Nous choisissons de préférence les zones les plus proches du centre de recyclage. En effet, le transport des déchets plastiques est coûteux, en raison de leur faible densité : 100 à 400 kg/m³. Les volumes à déplacer deviennent alors rapidement importants. Concernant le transport, l'emplacement idéal du centre de recyclage est évidemment le centre de la zone étudiée.
  2. La quantité de déchets plastiques générés par un ménage est liée à sa consommation, et donc à son pouvoir d'achat. On retrouve ainsi plus de déchets plastiques dans les poubelles des quartiers riches que dans celles des quartiers pauvres.
  3. Plus la zone est grande, plus le système de collecte à mettre en place est important. Il est préférable de se limiter à une petite zone au départ, puis de l'agrandir.
  4. Dans la mesure du possible, nous essayons d'intégrer les zones industrielles. Celles-ci produisent certes des déchets, mais peuvent aussi consommer nos plastiques recyclés.

Caractéristiques de la zone étudiée

Une fois la prospection de la zone terminée, une enquête préliminaire est nécessaire pour préparer la campagne d'échantillonnage. Les informations recueillies constituent une sorte de carte d'identité de la zone étudiée. Parmi ces informations, on trouve :

  • La taille de la zone S (km²), évaluée de préférence à l'aide d'une carte ;
  • Le nombre d'habitants dans la zone N ;
  • Densité de population P zone , déduite des deux premiers nombres par la formule :

Pzounet=Nzounet/Szounet(jenhunb./km2)

  • Le climat de la région. Il influence les conditions de séchage : nombre de jours d'ensoleillement, température moyenne, précipitations, humidité, vents, etc. Toutes ces données sont utilisées pour choisir un ou plusieurs

une autre technique de séchage.

  • Les principales activités économiques de la zone : commerce, agriculture, élevage, industries...
  • Description de l'habitat : zones rurales ou urbaines ? Type de logement : maison individuelle ? bâtiments ? ferme ?
  • Événements et activités saisonnières.

Les événements sont des journées spéciales durant lesquelles la quantité de déchets générés peut être plus importante que d'habitude : foires, brocantes, manifestations locales, festivals, etc. Lors d'une campagne de caractérisation, nous n'inclurons pas ces événements. Il est toutefois important de les identifier car ils peuvent nécessiter des collectes de déchets. Certaines régions connaissent des activités saisonnières. C'est notamment le cas dans les zones touristiques où l'afflux de touristes pendant les vacances augmente la production de déchets (qui peut être significativement plus élevée). Il est alors nécessaire de distinguer les périodes touristiques des autres périodes.

Remarque : En cas de différences importantes au sein de la zone d'étude, il est préférable de la diviser en zones plus petites (sous-zones). Chaque sous-zone est caractérisée de la même manière qu'une zone. Cela peut se produire dans les situations suivantes :

  • Deux régions où les niveaux de vie sont sensiblement différents ;
  • Une zone industrielle située à côté d'une zone résidentielle ;
  • Un marché permanent intégré dans un quartier résidentiel,...

Inventaire des sources de déchets plastiques

Une fois la carte d'identité de la zone établie, nous pouvons envisager les possibilités d'approvisionnement en déchets plastiques. Pour ce faire, nous dressons l'inventaire des sources disponibles. Pour chacune d'elles, nous prélevons un échantillon représentatif qui, après caractérisation, évalue le potentiel en plastiques recyclables de la zone.

a. Déchets industriels. Le recensement des entreprises de transformation du plastique doit dépasser largement les frontières de la zone ciblée. En effet, elles peuvent jouer un rôle déterminant dans le projet : externalisation de leurs déchets internes, vente de matériel d'occasion, achat de plastiques recyclés, …

Pour chacun, nous collectons les informations suivantes :

  • Le type de plastique qu'ils traitent : PP, PVC, PEHD, PEBD, ...
  • Les techniques de transformation utilisées : injection, extrusion, soufflage, filmage, ...
  • Articles manufacturés : puisards, chaises, films, sacs, chaussures, ...
  • Production (t/mois).

Nous leur poserons également les questions suivantes :

  • Leur activité génère-t-elle des déchets ?
  • Si oui, quoi ? Purges, injection de carottes ou de raisins, pièces défectueuses, ...
  • Est-ce qu'ils recyclent leurs déchets internes (recyclage primaire) ?
  • Sont-ils intéressés à externaliser cette activité (ou une partie de celle-ci) ?
  • Si oui, lesquels ? Quelle quantité de plastique cela représente-t-il ?

Nous profiterons également de cette rencontre pour nous renseigner sur leur intérêt à travailler avec des matériaux recyclés provenant du centre de traitement mis en place par le projet (voir chapitre 6).

Outre les entreprises de transformation du plastique, il est important d’identifier également toutes les autres entreprises dont les activités génèrent des déchets plastiques et qui relèvent de notre domaine d’activité.

  • Quels types de déchets produisent-ils ? Quelle quantité ? Que fabriquent-ils ?
  • Accepteraient-ils de collaborer avec un centre de recyclage ? À quelles conditions ? Accepteraient-ils de mettre en place un système de collecte sélective de ces déchets dans leur entreprise ?

b. Déchets commerciaux. Lors d'une évaluation de campagne, il n'est pas possible de faire le tour de tous les commerces de la zone concernée. Nous évaluons plutôt ce gisement de déchets selon la méthodologie suivante :

  1. Identifiez les entreprises les plus susceptibles de générer des déchets plastiques et regroupez-les par catégorie. Pour chaque catégorie, décrivez les types de déchets susceptibles d'être produits.
  2. Sélectionnez quelques commerçants et lancez avec eux une campagne de collecte sélective de leurs déchets plastiques. Travailler avec un trop grand nombre d'entreprises ne sert à rien : trois à cinq suffisent généralement. Après avoir bien expliqué l'objectif de la campagne aux commerçants, nous leur suggérons de mettre de côté tous leurs déchets plastiques collectés sur une période donnée. Une quinzaine de jours est recommandée. Passé ce délai, nous collectons les déchets et les stockons dans des sacs sur lesquels nous indiquons le nom de l'entreprise et la catégorie de déchets.
  3. Pesez tous les sacs et notez la catégorie de poids dans un tableau. Lorsqu'un échantillon d'une classe semble différent, il est préférable de l'écarter plutôt que de vouloir l'intégrer à tout prix. En effet, cela risque de fausser les résultats plutôt que de fournir des informations intéressantes.
  4. Pour chaque catégorie, estimez le nombre d’entreprises présentes dans la zone de prospection.
  5. Calculez la quantité de déchets disponibles par catégorie, puis additionnez-les pour obtenir le poids total des déchets commerciaux dans la zone à étudier.
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Pesée des échantillons (Kinshasa, 2003)

Remarques :

  • La sensibilisation des commerçants de la zone du projet est essentielle. La qualité des échantillons collectés en dépend. Il est particulièrement important de souligner que seuls les déchets commerciaux doivent être conservés. Il n'est pas nécessaire d'y ajouter d'autres déchets. Certains ont tendance à inclure tous les déchets qu'ils trouvent afin de montrer qu'ils sont capables de produire des quantités importantes de déchets. Ces intentions louables peuvent fausser les données.
  • Méfiez-vous des déchets des hôpitaux et des pharmacies. Ceux-ci peuvent avoir contenu des médicaments ou d'autres substances et doivent donc être manipulés avec précaution. Il est préférable de consulter les médecins et les pharmaciens et d'établir avec eux une liste de déchets « recyclables ». Les autres déchets seront éliminés.

ne pas être collecté.

  • Si la zone n'est pas trop étendue, un dénombrement systématique des commerces peut être réalisé en parcourant les rues. Lorsque la zone est trop vaste, ce travail devient trop complexe. Nous préférons sélectionner quelques zones seulement (de préférence sur la carte), compter les commerces de ces quartiers et extrapoler les données à l'ensemble de la zone.

Exemple de tableau de rappel :

CatégorieType de déchetMagasins sensibilisésDans la zone
kgkg/com.kg
GaragesBidons d'huile360,52244
Stations-serviceBidons d'huile4246424
Salon de coiffurebouteilles (shampoing, laques, teintures, ...)30,30,1272.7
Cafésbouteilles, étagères, tables, chaises, ...52,50,54623
Pharmaciesbouteilles30,50,17122
Hôpitauxbouteilles20,80,272.8
Total98,5

Tableau 3.2 : Exemple d'une campagne d'évaluation sommaire (15 jours)

Exemple : Estimation du nombre de commerces dans une zone de Kinshasa (2003) La zone d'étude comprend trois communes de Kinshasa : Lemba, Ngaba et Makala. Les niveaux de vie et les activités de ces trois communes étant très différents, la zone a été divisée en trois sous-zones correspondant aux trois communes. Compte tenu de l'importance des sous-zones, seuls quelques quartiers représentatifs des sous-zones ont été étudiés.

300px-Plastics_recovery_manual_3_image_7.jpg
Division de la zone en sous-zones et quartiers

Après avoir sensibilisé certains commerçants, une campagne de collecte sélective des déchets a été menée sur une période de 15 jours. Elle a permis de déterminer la quantité de déchets plastiques produits par chaque catégorie de commerces dans chaque sous-zone.

Les résultats sont extrapolés à l'ensemble de la sous-zone en utilisant un facteur égal concernant la couverture de surface par sous-zone et celle des quartiers étudiés.Q<stoib>stoibunretun</stoib>=Q<stoib>setnsjebjeljezetd</stoib>XN<stoib>netjeghboutoirhououd</stoib>XS<stoib>stoibunretun</stoib>/S<stoib>netjeghboutoirhououd</stoib>avec:

  • Q sous-zone (kg) : quantité de déchets plastiques produits dans la sous-zone ;
  • Q sensibilisé (kg/com.) : quantité de déchets plastiques par entreprises sensibilisées ;
  • N quartier : nombre d’entreprises dans le(s) quartier(s) étudié(s) ;
  • Sous-zone S (m²) : superficie de la sous-zone (calculée à partir de la carte) ;
  • S quartier (m²) : superficie des quartiers étudiés (calculée à partir de la carte).

Tous les résultats sont notés dans un tableau :

CatégorieSensibiliséDans le quartierDans la sous-zone
(kg/com.)KgKg
Zone 1Quartiers 1 et 2 (12%)
Garages1.044.03333,0
Services de station-service4.0624.0
Salon de coiffure0,140,4333.3
Cafés1.267.25060,0
Total de la superficie 1120,3
Zone 2Quartier 1 (13%)
Garages0,531,52311,5
Cafés1.077.05454,0
Pharmacies0,441.63112.4
Hôpitaux2,525.01537,5Superficie totale 2115,4
Zone 3Quartier 3 (15%)
Salon de coiffure0,130,3202.0
Cafés0,764.24028,4
Pharmacies0,631.82012.0
Hôpitaux3.092.7
Total Zone 3 55,1
Total dans toutes les zones280,8

Tableau 3.3 : Évaluation des déchets produits dans 3 communes commerciales de Kinshasa

Nous notons qu'aucune station-service n'est installée dans les deux districts étudiés de Lemba (sous-zone 1). Cependant, on en compte six dans la municipalité de Lemba, dont deux ont été sensibilisées (4 kg/station). Les résultats auraient pu être directement reportés dans les dernières colonnes du tableau. Il en va de même pour les hôpitaux de la zone 3. Au total, la quantité de déchets commerciaux produits dans les trois municipalités a été estimée à 280,8 kilogrammes sur une période de 15 jours, soit 561,6 kilogrammes par mois.

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Évaluation de la campagne dans les stations-service pratiquant le vendage (Kinshasa, 2003)

c. déchets agricoles Lorsque de telles sources de déchets se présentent, nous appliquerons la même méthodologie d'évaluation que pour les déchets commerciaux. Nous choisirons cependant une période plus longue (2 à 3 mois) et un nombre d'entreprises plus grandes.

d. déchets municipaux Avant d’évaluer le gisement de déchets municipaux dans une zone ciblée, nous devons d’abord savoir ce qui se passe actuellement avec ces déchets en posant les questions suivantes :

  • Existe-t-il un système de collecte ? Si oui, quel est son type (voir Systèmes de collecte sélective) ? Est-il structuré ? Quelle est la fréquence de collecte ? Quel est le type de transport ?
  • Où sont acheminés les déchets collectés ? Sont-ils triés dans un centre de valorisation pour compostage ou autre ? Sont-ils déposés dans une décharge municipale ou sont-ils déposés illégalement ?
  • Y a-t-il beaucoup de déchets sur l'autoroute ?

Après avoir trouvé les réponses à ces questions, il peut être utile de schématiser le transfert du flux de déchets afin d'élaborer une stratégie d'estimation de la quantité de déchets plastiques disponibles. Il n'existe pas de stratégie universelle, chaque situation étant différente. Cependant, quelques lignes directrices peuvent être suivies :

  1. Dans la mesure où leur activité est structurée, il est toujours préférable de travailler avec des acteurs déjà actifs dans la collecte des déchets. En effet, ils effectuent la collecte directement auprès du consommateur (collecte en amont), avec qui ils entretiennent généralement une relation de confiance. Après avoir expliqué le projet en détail, il est possible de mener une évaluation de campagne avec certains de ces collecteurs. Cette campagne, d'une durée de deux semaines, consistera à leur demander de séparer les déchets plastiques des déchets collectés. À l'issue de la campagne, les plastiques seront pesés et les données seront saisies dans un tableau similaire à celui des déchets commerciaux. L'extrapolation à l'ensemble du territoire est réalisée à partir d'une estimation des surfaces couvertes par les collecteurs.
  2. En l'absence de système de collecte suffisamment structuré, il est possible de mener une campagne de sensibilisation auprès des habitants. Pour ce faire, il suffit de sélectionner quelques quartiers et de procéder de la même manière que pour les déchets commerciaux, en incitant les habitants à trier les plastiques et autres déchets.
  3. L’évaluation des déchets qui traînent dans les rues est très difficile voire impossible tant leurs flux de déchets sont irréguliers et hétérogènes.
  4. L'évaluation directe en décharge est toujours déconseillée, car les déchets qui y sont rejetés sont souvent très pollués et les conditions d'hygiène y sont précaires. Cependant, lorsqu'il n'existe pas d'autre solution, cette évaluation est relativement simple. Elle consiste à déterminer le pourcentage de plastiques contenus dans les déchets et à évaluer la quantité de déchets envoyés quotidiennement à la décharge. Le produit de ces deux résultats donne la quantité de plastiques disponibles.

tous les jours:Q<stoib>djeschunrget</stoib>=%<stoib>plunst.</stoib>XM<stoib>djeschunrget</stoib>

avec

  • Q rejet (kg/jour) : quantité de déchets plastiques disponibles quotidiennement
  • % plast. : pourcentage en poids des plastiques contenus dans les déchets
  • M rejet (kg/jour) : quantité quotidienne de déchets envoyés par le rejet
300px-Plastics_recovery_manual_3_image_9.jpg
Estimation d'un gisement de déchets plastiques trouvé dans une décharge (Arequipa, 2003)

Un échantillonnage sera effectué pour caractériser le plastique identifié.

Caractéristiques des déchets collectés

Une fois les échantillons collectés et collectés, il faut déterminer leurs principales caractéristiques afin de déterminer la proportion de matières valorisables dans ces déchets. Cette caractérisation est effectuée pour chaque catégorie de déchets collectés.

300px-Plastics_recovery_manual_3_image_10.jpg
Détermination du degré de salissure des flacons ramassés dans les rues de Kinshasa (2003)

Pour ce faire, différentes données peuvent être retrouvées sur les lots collectés, à savoir :

  1. Le degré d'encrassement : c'est la proportion de matières autres que le plastique recyclable que contient le déchet : étiquettes, composants métalliques, plastiques de nature différente de l'objet, ... On le trouve en retirant ces corps indésirables, en les pesant et en calculant leur proportion en poids (voir chapitre 2).
  2. Le degré de salissure : il est déterminé en pesant les échantillons avant et après lavage (voir chapitre 2). La connaissance des niveaux d'encrassement et de salissure d'un lot de plastique permet de calculer la quantité de plastique potentiellement valorisable. Pour les bouteilles en plastique dont le degré d'encrassement est égal à 5 % et le degré de salissure à 10 %, on sait que pour un kilo collecté, seuls 855 g sont potentiellement valorisables (0,95 x 0,90 x 1 000 g).
  3. Les types de plastiques : ceux-ci sont déterminés par les critères de reconnaissance décrits au chapitre 2. Ainsi, pour chaque échantillon collecté, nous déterminons le pourcentage de chaque grande catégorie de plastiques (PP, PEHD, PEBD, PS, PVC) et la proportion d'autres plastiques pour lesquels la valorisation ne sera probablement pas envisagée.

Outre ces trois types de données importantes, d'autres caractéristiques peuvent être déterminées. C'est le cas du pourcentage de matière ne pouvant passer par un broyeur et nécessitant donc un découpage préalable. Si un broyeur est déjà présent, on l'obtient en pesant les parties plus grandes que l'ouverture du broyeur et en divisant le poids obtenu par le poids total de l'échantillon. Dans le cas contraire, on considérera comme non broyables les déchets ne pouvant passer par un trou rectangulaire (découpé dans une feuille de carton, par exemple) de 150 x 150 mm, correspondant à l'ouverture typique d'un broyeur d'une capacité de 150 kg/h.

Plunst.<stoib>toubetctoittoip</stoib>(%)=Plunst.<stoib>toingrjendunblet</stoib>(kg)/Sunmplet(kg)X100

Les flacons et les bouteilles sont généralement considérés comme appartenant à cette catégorie. En effet, leur forme arrondie les empêche d'être entraînés par les couteaux du broyeur. Ils nécessitent donc une division préalable. Un autre point intéressant est le temps de séchage (au soleil, par exemple) des matières plastiques lavées. Il permet d'évaluer la surface de séchage à prévoir et, si le séchage solaire s'avère impossible, d'explorer d'autres techniques de séchage (voir chapitre 4). Il n'est pas nécessaire de déterminer ces caractéristiques pour l'ensemble du lot collecté. Des échantillons plus petits, mais aussi représentatifs que possible, peuvent suffire. Enfin, tous les résultats seront regroupés dans un tableau général qui mettra en évidence les gisements de plastiques intéressants, permettra de dimensionner la démarche de recyclage à mettre en place (machines, ressources humaines, consommables, etc.) et de budgétiser le projet (voir chapitre 6). Cette démarche semble longue et fastidieuse. Elle est pourtant nécessaire si l'on souhaite adopter une stratégie de travail à mettre en œuvre dans son projet de recyclage, notamment en ce qui concerne l'équilibre des flux de matières et les perspectives économiques. De plus, la caractérisation n'est pas seulement utile pour la phase d'évaluation, mais aussi pendant la production pour réévaluer le fonctionnement d'un certain gisement !

Pour plus d'informations sur l'évaluation des dépôts de déchets : pour les personnes disposant d'un équipement et de connaissances informatiques minimes, le logiciel Modecom est un outil utile pour faciliter la gestion des données collectées pendant la campagne, mais aussi pendant la période de production. Ce logiciel, développé par l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie, France) pour la gestion des déchets ménagers, peut être adapté aux projets décrits dans ce manuel. Il permet de gérer les données de base et d'en extraire les informations clés. Pour plus d'informations, consultez le site web de l'ADEME (www.ademe.fr), rubrique « Publications ». Nous trouvons ici les conditions de vente (prix : 30,49 €) et un bon de commande téléchargeable à envoyer à l'adresse suivante : ADEME 2, square La Fayette BP 406 - 49004 Angers cedex 01 France Tél : 00 33 (0) 2 41 20 41 20 Fax : 00 33 (0) 2 41 20 41 97

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AuteursKVDP , Anonyme1
LicenceCC-BY-SA-3.0
LangueAnglais (en)
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RedirectionsManuel de récupération des plastiques 3
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Créé10 novembre 2009 par KVDP
Dernière modification4 avril 2025 par le robot StandardWikitext
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